jeudi, 21 septembre 1916

Le théâtre grec pour oublier

« Il est hors de doute qu’en ce moment les Balkans sont devenus le théâtre principal des opérations et que la durée de la guerre dépend des événements qui vont se dérouler dans cette région ». Ainsi, Gaston Veil commence-t-il son éditorial de ce jour.

 

Comme souvent, désabusé par l’immobilisme du front occidental, il reporte ses espoirs sur un front plus ouvert, plus mobile. Malgré l’écrasement de la Serbie, et les difficultés de la Roumanie, il sous-estime les forces turques et bulgares, et pense que tout le problème réside dans l’attitude ambiguë de la Grèce, partagée entre les deux camps.

 

Cela fait plus d’un an maintenant, que les journaux nantais consacrent de très nombreux articles et éditoriaux à analyser la nébuleuse grecque, au détriment de la situation sur le front français. Cela ressemble beaucoup à une manœuvre de diversion, vis-à-vis de l’opinion publique sans que, pour autant, les lecteurs s’y retrouvent dans l’imbroglio grec.