dimanche, 10 janvier 1915

« Les journaux sont lamentables »

Le 10 janvier, Le Populaire barre toute sa première page d’un tonitruant : « Un brillant succès français au Cameroun ».

Faute de victoires en métropole, on se rabat sur une escarmouche où les Allemands tentent, sans succès ni trop de pertes, de chasser les Français installés depuis peu à Edea, dans la colonie allemande.

c 10 janvier 1915

 

Cette distorsion répétée des faits dans la presse a le don d’énerver le général Guillaumat qui écrit à son épouse, le 11 janvier :

« Les journaux sont lamentables et de plus en plus ; non seulement parce qu’ils entonnent des cris de victoire intempestifs, mais surtout parce qu’ils ne donnent pas au pays l’impression de ce que c’est cette guerre. Ce qui la donne, c’est le rapport sur les atrocités. »